| diffusé en France depuis le 17
novembre 1997, The Sentinel n'a guère quitté l'antenne, preuve s'il était besoin de son
succès chez nous. Aux U.S.A, arrêtée au terme de quatre saisons et de 65 épisodes elle
n'aura pas obtenu l'audience suffisante pour poursuivre sa belle envolée. Et à regret,
le héros de la série Jim Ellison a dû quitter son post de gueteur du haut duquel il
aidait pas mal d'entre nous à occuper nos morne soirées d'hiver.
Finit les Batmans, Supermans, Goldoraks
et autres héros bioniques, The Sentinel ramenait la notion du super héros à des
proportions moins sidérales mais toutes aussi sidérantes. Musclé de choc aux allures et
à la stature d'un Rambo - son harnachement guerrier du générique y fait -d'ailleurs
référence - Jim Ellison campe un justicier qui peut être tenu en échec quoique son
triomphe soit assuré d'avance. Toutefois, alors que le succès de presque tous les
superhéros du grand et du petit écran est lié le plus souvent à l'univers des
comic-books celui de Vie Sentinel avec ses 65 épisodes (1996-99) est dû à l'inspiration
de deux auteurs, Danny Billon et Paul De Meo Certes pas deslumières » du genre qu'ils
ont toutefois illustré avec leurs créations précédentes, The Rocketeer (au cinéma et
la série The Flash, ils ont suffisamment marqué les esprits pour que les studios
Paranmount leur confient cinq ans plus tard, en 1996, la mise en chantier d'une série-
appelée à remplacer dans le coeur des jeunes fans un autre héros qui fit leur fortune :
Mac Gyver Tout comme pour le Tintin du système D, d'entrée, dès la voix-off du
générique, le ton est donné : « il est le seul, il est unique ».
Ex-G.I., le soldat Jim Ellison (campé
par Robert Burgi). après quelques mois passés auprès d'une tribu d'indiens péruviens,
est revenu dans le monde civilisé doté de pouvoirs extra sensorielshyper développés.
Que pouvait donc faire un tel homme au pays de Superman ? Tout naturellement, Ellison
entre au service de la police, très exactement à Cascade, état de Washington, où ses
dons offerts par dame nature en font le flic le plus sensitif du monde. Aussi, diffusé
des le 6 septembre 1996 sur le réseau câblé US., Ellison réveille aussitôt les cinq
sens des (jeunes) fans. Jamais, au fil des quatre saisons, Bilson et Di Meo ne faillieront
à leur engagement initialreprendre et adapter à la télévision toutes les données de
leurs deux films références : L'arme fatale et Piège de cristal. « Un modèle
d'efficacité où nous conjuguons le suspense et le ,polar truffés d'effets spéciaux,
d'explosions et bourrés- d'action avec un zeste d'humour décalé »
affirment-ils.
Si la force de The Sentinel tient bien évidemment à son
rôle-titre, elle trouve aussi un intérêt constant dans le rôle du mentor dû héros,
à la fois conseiller avisé et compagnon fidèle, l'étudiant anthropologue Blair
Sandburg (l'acteur Garrett Maggart ). Quoi que bien plus jeune qu'Ellison, il a été le
premier à décelé en lui toutes les qualités d'une "sentinelle", ces êtres
étranges découverts » par l'explorateur Richard Burton au XIX siècle dont on disait
d'eux que, dotés de pouvoirs extrasensoriels très développés, ils étaient choisis
comme guetteurs afin de préserver la communauté des dangers divers comme les tempêtes,
lus catastrophes naturelles et bien sûr les attaques de toutes sortes.
Après deux saisons assez laborieuses quoique assez réussies dans l'ensemble, The
Sentinell entre, dès la troisième, dans une phase plus intéressante avec l'épisode «
Le grand oeil « dans lequel Blair Sandburg se montre moins « pot de celle », plus
amisincère, dévoué et proche de lui parce qu'il partage son quotidien, s'installe même
dans son propre appartement. Afin de permettre à Jim de vivre quelques amours
éphémères, son ex-femme Carolyn (Kelly Curtis , là sueur de Jamie Lee) disparaissait
rapidement dès la fin de la première saison. En revanche, dès la seconde, Blair nous
présentait Naomi, sa maman ( Leigh Taylor Young) qui renforce le tissu familial et
surtout féminin dans ce monde d'hommes.
Outre Jim et Blair, la
brigade est commandée par un boss méticuleux et sceptique, le Capitaine Simon Banks
(Bruce A. Young), commandement renforcé ensuite par-l'omniprésent Capitaine Joel Taggert
(Ken Earl). Au fil d'une troisième saison très musclée, les producteurs offriront à
ces messieurs une jolie galerie de guest-stars féminines (voir encadré «Invitées au
balcon»). Autre recrue féminine, l'officier de police australien Megan Conner (Arma
Galvin) viendra prêter main forte à l'équipe en fin de troisième saison avant de
trouver un rôle.
Pour conclure The sentinel a remporté et remporte encore
un grand succés en France. Les 4 saisons ont été rediffusées 4 fois sur M6 et je ne
pense pas que ce soit finit.
Merci à Jean-Jaques Jelot-Blanc
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