C'est que
Xéna, injustement considérée comme une « série pour enfants », rallie les amateurs
de tous les genres - preuve en est, le succès qu'elle remporte chez nous. Depuis la
première diffusion le 2 novembre 1996 sur TF1, la princesse guerrière n'aura guère
cédé sa place dans la grille d'une chaîne qui a pourtant la déprogrammation leste,
qu'à son homologue Hercule. Elle séduit, d'abord, les mordus d'action qui se régalent
des combats, pas toujours très académiques, orchestrés à la manière du cinéma de
Hong-Kong - Lucy Lawless, rapporte-t-on, en effectuerait 90 %. Dotées d'un montage hyper
rapide style dessin animé manga, les séquences d'action sont particulièrement musclées
et nerveuses avec nos héroïnes virevoltant, bondissant et se propulsant dans les airs en
défiant toutes les lois de la physique.
Les fans d'heroic-fantasy sont
servis par une faune bigarée composée de dragons, géants, et autres créatures
fantastiques tout de même moins présents que dans Hercule. Leur concepteur, Kevin O'Neil
est très fier et il a raison - de ses Centaures dont l'effet est garanti. N'oublions pas
au passagen les amateurs de dépaysement qui trouvent leur compte dans les splendides
paysages du Parc National d'Auckland où sont tournés douze heures par jour, sept jour
sur sept (quand il ne pleut pas) les épisodes de la série. Mais si Xéna n'était fait
que de cascades et d'effets spéciaux, comment expliquer que les Tarzan, Sinbad, Robin des
Bois et autres Conan revus et corrigés à la sauce « new-look » se soient fait mouchés
comme des mal propres par notre princesse à la guerre de l'audimat ?
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